fondation George Grard
fondation George Grard

collection & exposition

biographie evolution & oeuvre la fondation la fonderie
       

Expositions:

> ETE 2009
Expo: ’George Grard' - Anno 1920-1930’

> démonstration d’une coulée de bronze + visite guidée
· le 7 avril 2009 à 13h et à 15h
· le 14 juillet 2009 à 13h et à 15h
· le 20 août 2009 à 13h et à 15h

> Atelier d’enfants
le 8 juillet 2009
tél. 058/29 82 19

> Expo: Ilja De Smedt
”INFINITY - Reality as Illusion”

03/04/2009 - 20/06/2009

> ETE 2008
Expo: ’De la cire au bronze’

> ETE 2007
Expo: Francine Van Mieghem

> ETE 2006
Expo: Herman Van Nazareth

> ETE 2005
Expo: Daniel Spourri

> PRINTEMPS 2005
Expo:
Dessins de George Grard vers 1980

> ETE 2004
Exposition Henk Visch

"La reserve"

> ETE 2003
Sculptures de Stephan Balkenhol

> PRINTEMPS 2003
Les voyages de George Grard

> ETE 2002
MATERIATUR
7 lauréats du HISK,
l'institut supérieur des Beaux-Arts d'Anvers

> ETE 2001
Chantal Grard
hommage à George Grard

Un regard sur les réserves de la Fondation, petits plâtres et dessins de George Grard.

> ÉTÉ 2000
George Grard - Johan Parmentier, rencontre

> ÉTÉ 1999
George Grard - Johan Tahon, rencontre

> COLLECTION PERMANENTE
activités, informations pratiques

 

ETE 2005

Expo: ”Les Idoles de Prillwitz”

Le musée George Grard organise pour la septième fois durant les mois d’été une grande exposition d’art actuel. La tendance du musée a toujours été le renouvellement et la qualité. Après avoir exposé Johan Tahon, Johan Parmentier, Chantal Grard, sept lauréats de l’Institut Supérieur d’Anvers, Stephan Balkenhol et Henk Visch le musée expose l’artiste suisse d’origine roumaine Daniel Spoerri. Le curateur de cette rétrospective de travaux récents est monsieur Willy Van den Bussche, Conservateur en chef du P.M.M.K. à Oostende.

Une dizaine d’oeuvres récentes de D. Spoerri sont fondues en bronze dans la fonderie du musée depuis janvier ’05 et seront exposées entre nombreuses autres sculptures pour la première fois dans les jardins et les salles de la fondation.

Spoerri
”Siamesischer damon”

Courte biographie et résumé du travail actuel de Daniel Spoerri:

  • Le sculpteur d’objet Suisse d’origine roumaine Daniel Spoerri (né en 1930) est l’une des figures principales du Nouveau-Réalisme.
  • En 1942 Spoerri émigre en Suisse.
  • 1955-1957: études de danseur.
  • 1957: assistant de K. Bremer au théâtre de Darmstadt . Durant cette période D. Spoerri écrit des articles sur le théâtre expérimental.
  • 1960: il déménage à Paris.
  • 1960: il devient le cofondateur du Nouveau Réalisme.

Résumé de sa carrière entre 1960 et 1970:

Dés ’59 ’60 D. Spoerri crée ses “tableau-pièges”. Il fixe librement des objets sur un fond tel qu’une table et déclare celle-ci oeuvre-d’art. En 1963 il devient célèbre avec ses menus-pièges: la galerie parisienne “J.” présenta au public durant 12 jours des menus variés, menus composés par divers artistes et écrivains, allant de délices exotiques à la soupe au pain (“menu prison). Le repas fini, Spoerri fixait les restes des plats sur la nappe et la suspendait ensuite comme peinture au mur. Le critique d’art bien connu Pierre Restany faisait le service . En mangeant vous pouviez appeler “Pierre, viens ici!” Spoerri surgissait et disait:” N’y touchez plus”. Il s’amenait avec son pot de colle, fixait le tout, du plastique sur les cendriers et hop, à nouveau une table prête à mettre au mur. Plus tard il ouvre à Düsseldorf son propre restaurant, basé sur le même principe. Pour lui il s’agissait de fixer un moment. Une prise de vue d’un moment!

1961: Première exposition en solo à la galerie Schwarz à Milan.
Il prend part à l’exposition “The Assemblages”, à New-York.

1968: Il ouvre son “Eat Art Restaurant” à Düsseldorf et édite le journal “Eat Art Edition”.

Daniel Spoerri fréquentait le marché aux Puces. Là il trouvait des gens qui vendaient de vieilles bricoles sur un petit tapis. Il achetait tout le fond de commerce, sortait un tube de colle de sa poche et fixait le tout.

Daniel Spoerri déclare: “Je ne suis pas opposé aux créations individuelles, mais l’art ne m’intéresse que s’il contient une leçon visuelle. Je ne me soucie pas que ce soit une création individuelle ou non. La frontière entre les deux est difficile à tracer”.

Evolution de l’oeuvre de Daniel Spoerri dès les années ’70:
Dès 1970 D.Spoerri part à la recherche d’objets qui ont déjà leur existence propre. Des objets qui ont une belle patine du temps. Non seulement dans les brocantes mais partout où le hasard le conduit, Spoerri recherche les objets qui lui parlent et qui racontent leur histoire. Spoerri dévoile la beauté de ces objets et assemble les pièces qui pourraient avoir un passé commun. Autrement dit il existerait quelque part une ligne rouge, une intrigue. Ou mieux encore une alchimie mystérieuse entre les différents objets. Leur assemblage semble une petite opération, mais là réside tout l’art. D’abord la recherche, puis le tri des objets trouvés qui ont une histoire commune et pour finir l’assemblage des pièces de la façon la plus réussie. Selon lui l’objet acquiert sa beauté quand il est placé hors de sa fonction. Un bel exemple est “La
chaîne génétique” réalisée en 2002. Une chaîne de 250m de long d’objets trouvés au marché aux puces. Des petites tasses en porcelaine au chat empaillé. Les assemblages prennent parfois une tournure dramatique voir ”Criminal investigation” de 1976, où il travaille avec des articles de presse, des photos et des armes. Spoerri est également fasciné par les prothèses, les lentilles, animaux et fourrures, pour ainsi dire le corps et tout ce qui vit ou meurt. Ces dernières années Spoerri fait fondre ses assemblages en bronze. La fonte en bronze a comme avantage de donner de l’unité au travail: la “fonte” de l’ensemble. Cela lui permet également de présenter ses sculptures en plein air, ce qui n’était pas possible avec l’emploi de matériaux non résistants aux intempéries. Spoerri aime le hasard, ce qui explique qu’il n’est pas méticuleux quant à la justesse de la fonte par rapport à l’objet à fondre, ou encore mieux la sculpture gagne en intensité par le hasard ou les accidents dus à la fonte.

Spoerri

Considération du critique d’art Otto Hahn:
Les liens mystérieux de la pensée primitive passionnent Spoerri qui, depuis ses débuts, est fasciné par les régions où le maïs réclame le sang, où l’os aime la chair. Lui-même joue à l’alchimiste en puisant dans son bric-à-brac ramené des puces. Il tente d’ébaucher une histoire, la fait bifurquer, la détruit, la reprend… Spoerri ne délivre pas de message, ne fournit pas de mode d’emploi. Il poursuit un dialogue avec les images, donne libre cours à ses fantasmes, puis en efface les traces afin de dérouter. “J’aime que le spectateur puisse pénétrer dans mon travail en se racontant une histoire, qu’il puisse passer d’un objet à l’autre avec sa propre logique. Mais à un moment donné, le récit doit s’embrouiller pour forcer le spectateur à revenir à son point de départ…”. De là, il repart, avec les mêmes éléments, dans une nouvelle interprêtation. L’anatomie reçoit une autre signification entre les mains de l’artiste et les objets interprêtent un rôle que vous ne leur auriez jamais accordé.

”Multipel: Le poussin de Napoléon”

Pour plus d’infos sur l’oeuvre et la vie de Daniel Spoerri: www.danielspoerri.org

Pratique: du 3 juillet au 15 septembre, de 10h. à 19h.
Un texte sur les experiences et considérations de Daniel Spoerri est disponible dans le shop du musée

 
 

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